Fuji X10 : le nouveau capteur "anti-soucoupes"
Il était attendu pour mai, le voilà prêt. Le nouveau capteur promis par Fuji pour remédier au problème des "soucoupes surexposées" sur le X10 est maintenant opérationnel. Les possesseurs de l'appareil actuel seront-ils invités à faire opérer le changement par le SAV ? Le nouveau capteur n'équipera-t-il que les nouveaux appareils mis en vente ? On ne tardera pas à le savoir. En tout cas, les premiers tests, présentés sur le forum Dpreview, semblent tout à fait concluants. Ainsi va disparaître le seul vrai bug susceptible de détourner les acheteurs éventuels de cet excellent APN. J'ajoute, sur ce sujet, une nouvelle mise à jour à toutes celles que j'ai déjà apportées à mon article du 20 novembre 2011 (sous le bouton bleu).

Avant...

Après.
Paris d'abondance et de foule
Déambuler dans certains vieux quartiers de Paris, sous ce soleil estival, nous replonge dans des temps immémoriaux de profusion, d'abondance et de foule. Cette proximité de la prospérité et de la misère fait aussi partie de la tradition parisienne, qui peut demeurer humaine et généreuse. Qu'arrive le beau temps et tout semble "noyé dans le bleu, dans le vert", comme le chantait Gabin dans La Belle Equipe de Duvivier. Stendhal nous a légué d'admirables Promenades dans Rome ; je vous propose une promenade dans Paris, entre le faubourg Montmartre, la rue des Martyrs, la place des Abbesses et celle du Tertre. Mon mode d'expression étant différent de celui de Stendhal, toute comparaison me sera épargnée... C'est un retour aux sources, pour mon Fuji X10, car sa première sortie, le 18 novembre dernier, me portait déjà sur la Butte.



Paris black and white (X10 of course)
Fuji est renommé pour la beauté de ses couleurs. Le X10 est à la hauteur de cette réputation. Il faut donc avoir perdu tout sens commun pour lui demander des photos en niveaux de gris (formulation que je préfère à "noir et blanc"). Au surplus, trente ans d'argentique, avec développement et tirage maison, ne m'inspirent guère de nostalgie. La couleur, c'est le présent, l'avenir et la vie. Cela dit, il faut tout essayer, à l'exception du meurtre et des épinards. J'ai donc programmé mon X10 en niveaux de gris et je suis retourné sur mon site parisien préféré.


Paris bourgeonne (sous l'œil du Fuji X10)
Premiers jours de printemps sur Paris. La plupart des parkas fourrées et des bonnets de laine sont remisés. Il fait 18° à Paris et le temps est aux bains de soleil et à la pétanque dans le jardin des Tuileries. Les marronniers parisiens, dont l'exactitude saisonnière n'est jamais prise en défaut, montrent leurs premières feuilles. Et ce dimanche, 25 mars, on disposera d'une heure de beau temps en plus pour admirer leurs frondaisons toutes neuves : par le simple effet d'un décret européen, à 2 heures, il sera 3 heures. C'est le brave petit Fuji X10, adorateur des couleurs de toutes les saisons, qui va apprécier (dans la série ouverte par le bouton bleu, ci-dessous, l'accès direct au grand format sur Flickr donne une idée du piqué époustouflant de cet appareil, dans de bonnes conditions de luminosité).



La Charente-Maritime attend le printemps
L'hiver finit sous le soleil, en Aunis et Saintonge, comme dans la majeure partie de la France. En témoignent ces quelques photos, prises dans l'île d'Oléron, à La Rochelle et Royan. J'ai mis en concurrence (un peu malgré moi) mon reflex Canon EOS 550D, pourvu d'un zoom Sigma 18-250, et le Fuji X10 qui ne m'a guère quitté depuis sa sortie, le 17 novembre 2011. Ils n'ont certes pas le même emploi. Les couleurs du Canon me semblent plus naturelles que celles du Fuji, qui sont peut-être un peu plus "glamour". En fait, je n'ai pas de préférence quant au résultat, dont je vous laisse juges...
La Rochelle (Fuji X10)
Oléron (Canon 550D)
Microstocks : Mitterrand fronce les sourcils

Est-ce un non événement ou une bonne nouvelle ? Frédéric Mitterrand vient d'adresser une lettre au Conseil Supérieur de la Propriété littéraire et artistique (CSPLA). Selon le communiqué de l'Union des Photographes professionnels (UPP), "le ministre de la Culture et de la Communication demande qu’il soit procédé à une analyse approfondie des conditions de cession des droits des auteurs par les banques d’images « microstocks ». Cette action, ajoute le communiqué de l'UPP, vise principalement les licences de vente en ligne « libre de droits » des photographies, dont le modèle économique est né aux Etats-Unis et dont le plus emblématique est Fotolia. L’analyse aura lieu à la fois d’un point du vue économique (concurrence déloyale, mise en péril d’un secteur d’activité) et d’un point de vue juridique (compatibilité avec la loi française)".
Le SCPLA aura à "proposer les pistes d’éventuelles adaptations qui permettent aux auteurs de continuer à bénéficier des sources de revenus et des protections nécessaires à leurs activités".
Pour l'UPP, il s'agit d'une "victoire", le ministre reconnaissant, "d’une part que ces licences de vente en ligne « libre de droits » à prix dérisoires mettent en danger l’ensemble de la filière photographique, au détriment des photographes et des agences". Et, d'autre part, "que la question de la légalité ou l’illégalité de ces licences se pose sérieusement".
Mais l'UPP ajoute : "Il serait cohérent que le Ministère des Finances et le Ministère du Travail se saisissent également de ce dossier, car non seulement les microstocks laminent la création photographique et tuent notre secteur d’activité mais ils prétendent ne pas être soumis à la législation française sur le plan fiscal et social ; refusant à notre connaissance de payer l’AGESSA et la TVA pour des paiements générés en France."
A première vue, en effet, c'est un progrès dans l'appréciation que le gouvernement porte sur ces banques d'images, qui revendent, à un prix dérisoire, des photos fournies par des gogos pour presque rien... A regarder de plus près, on constate que cette recommandation, faite à un organisme de contrôle dépendant du ministère de la Culture, ne remet pas fondamentalement en cause les méthodes des microstocks. Tout au plus le ministre fronce-t-il les sourcils devant des pratiques maintes fois dénoncées et annonce-t-il des "adaptations". On semble loin d'une véritable enquête pouvant déboucher sur des mesures de coercition, d'autant que Fotolia, pour ne prendre que cet exemple, se réclame du droit américain tout en faisant ses affaires en France.
Marge étroite
De plus, ce n'est pas une complète nouveauté. Le 3 juillet dernier, l'association PAJ (Photographes, Auteurs, Journalistes) annonçait déjà avoir obtenu du ministre que "les pratiques commerciales de Fotolia soient examinées par le Service de répression des fraudes, à la demande du ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, et par le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), à la demande du ministère de la Culture et de la Communication". Il ne semble pas que, huit mois plus tard, ces procédures se soient concrétisées.
Le sujet n'a d'ailleurs pas tardé à diviser les intéressés, qui ont ouvert un débat sur le forum Chassimages. Les uns considèrent que Fotolia joue sur le velours en se réclamant de la législation commerciale américaine, les autres contestent à ce microstock le droit de se soustraire au droit social et fiscal français, dès lors que les vendeurs et acheteurs sont français. Si le débat se politise, au lieu de rester dans des limites économiques, éthiques et légales, les microstocks ont encore de beaux jours à attendre.
Quant au ministre lui-même, rien ne permet de penser qu'il a évolué vers une véritable défense des photographes professionnels, depuis que le gouvernement a offert un trophée à Fotolia, le 30 mars dernier. Fin décembre, Frédéric Mitterrand lançait les travaux d'un observatoire du photojournalisme, dont l'ordre de mission ne paraissait pas non plus de nature à rassurer vraiment la profession. Certes, dans toutes ses déclarations, il se dit à l'écoute des soucis exprimés. Mais sa marge de manœuvre − sinon sa bonne volonté − semble bien étroite. 
Fuji X10 : quelques mises à jour...

Mon premier article sur le Fuji X10, publié le 20 novembre 2011, a fait l'objet d'un certain nombre de mises à jour. Elles concernent quelques accessoires et des précisions :
● RAW : le retard de DxO est-il définitif ?
● Diverses précisions sur :
- la version 1.03 du firmware maintenant disponible
- la vente de l'appareil et quelques tarifs en nette baisse,
- un essai de vidéo,
- le pare-soleil et sa bague (installation, prix, reflet du flash),
- le thumb grip et le soft release button,
- deux protections d'écran renforcées,
- un bouchon fixe en corolle,
- l'affaire des "soucoupes",
- précision sur le mode de sélection des hauts ISO,
- explication sur le paramétrage des fonctions C1 et C2,
- les mystères des bracketings,
- le casse-tête des options de stabilisation.
Paris : quand la ville gèle...
La neige tombée dimanche sur Paris avait à peine disparu qu'il en est retombé une couche dans la soirée. La température n'étant pas montée au-dessus de moins deux degrés, depuis dix jours, les étangs, les lacs et les canaux parisiens gèlent. Le canal Saint-Martin dans les glaces fait l'objet de cette série. Cette fois, j'ai laissé mon Fuji X10 au chaud, après deux mois et demi de sorties intensives. Ces photos ont donc été prises avec mon reflex Canon 550D, pourvu de son zoom Sigma 18-250.
Neige sur Paris
Quelques centimètres de neige sur Paris, ce matin, et six degrés au-dessous de zéro... Tandis que la plus grande partie de l'Europe est prise dans les glaces, c'est peu de chose. La neige n'est vraiment pas mon sujet de prédilection. J'aurais peut-être mieux fait d'emporter plutôt mon Canon 550D, qui se morfond depuis deux mois. Mais le Fuji X10, encore lui, était plus facile à protéger en cas de coup de blizzard.


Paris, la ville, les gens
Encore une série au Fuji X10... Mais on conviendra sans peine qu'il s'agit de l'un des meilleurs appareils, pour la photo de rue, ce qu'on appelle maintenant "street photo" dans le jargon universel de la photographie. Cette fois, je vous convie dans, sur et sous Paris, parmi ses habitants de toute condition.


Clic-clac ! Dommage, Kodak...
Quel sexagénaire n'a eu dans les mains un appareil Kodak ? L'un de ces engins à soufflet qui ont mis la photo à la portée des amateurs, ou un excellent Retina des années 1950, le populaire Brownie Flash ou plus récemment un Instamatic... Sous le fameux slogan publicitaire "Clic-Clac, merci Kodak", la marque était pratiquement devenue un nom commun, comme Frigidaire, Klaxon ou Pédalo. Ses pellicules écrasaient le marché, de la (trop) célèbre Tri-X aux Kodachrome et Ektachrome. Cette saga industrielle, commencée en 1881 sous la direction de George Eastman, risque de se terminer bientôt. Après s'être séparé de nombre de ses activités comme on jette du lest, Kodak vient de se déclarer en faillite et de se placer sous la protection du droit commercial américain. Cette procédure permet à l'entreprise de geler ses dettes et de se donner le temps d'une restructuration, bien aléatoire.

Alors que Kodak pouvait essayer de prendre le virage de la révolution numérique, comme nombre de ses concurrents, les mauvaises options se sont succédé. Battue depuis longtemps dans le registre des appareils photos, au standing de plus en plus relatif, l'entreprise a continué à miser sur le film. C'est d'autant plus étonnant que Kodak possède de multiples brevets dans la technologie numérique, après avoir probablement produit le premier prototype d'APN dès 1975.
Son PDG actuel, Antonio Perez, en fonction depuis 2005, a tenté de profiter de l'expérience acquise chez Hewlett Packard pour lancer une activité d'imprimantes. Mais le créneau est presque entièrement occupé par HP, Canon et Epson, et cette stratégie a tourné court. Le bilan est maintenant de 5,1 milliards de dollars d’actifs pour 6,75 milliards de dettes. La valeur boursière est tombée à 150 millions de dollars, alors que l'action animait le Dow Jones depuis la guerre. Plus aucun profit n'a été réalisé depuis 2005. Après de multiples séries de licenciements, la fermeture de treize usines et de cent trente laboratoires depuis 2003, Kodak n'emploie plus que 19 000 salariés, contre plus de 60 000 voilà dix ans. Leur emploi et sérieusement menacé, de même que le paiement des pensions des dizaines de milliers de retraités.
Sous la protection de la loi américaine, la direction du vieil empire entend "renforcer ses liquidités aux Etats-Unis et à l'étranger, et permettre au groupe de se recentrer sur ses actifs les plus rentables". Mais lesquels ? Pour renforcer ses liquidités, Kodak compte sur ses derniers bijoux de famille, ses brevets, qui peuvent encore rapporter 3 milliards de dollars. C'est une redoutable partie de quitte ou double qui est engagée : l'entreprise se donne un an pour rétablir l'équilibre et faire de nouveaux choix stratégiques. Réusssira-t-elle, dans ce délai, ce qu'elle n'a pas su faire depuis vingt ans, en pleine crise économique et alors que la concurrence ne l'a pas attendue ?
Inutile de dire qu'on le lui souhaite...
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Voir, sur le blog du revendeur d'argentique MX2, un communiqué de Tetenal, distributeur de Kodak en France, certifiant que la firme tiendra ses engagements "sans restriction actuellement et à long terme".
Seine d'hiver
J'avais pris la résolution de mettre mon X10 au repos, lui qui a tant travaillé depuis deux mois. Mais il est difficile de tenir une telle promesse quand on ne sort jamais sans lui. Il y a, en ce moment, à Paris, des couleurs d'hiver extraordinaires. Elles méritent qu'on ne les laisse pas s'éteindre sans en emporter une trace. Or le X10 sait les capter et les restituer admirablement (le sujet est sous le bouton bleu, ci-dessous ; mon article, mes tests et mes mises à jour sur l'appareil sont ici).















